Merci, François ! Ton NGAFA me fait penser à un autre mouvement que j’observe : l’explosion des coffee shops. On pourrait croire que ce n’est qu’une tendance lifestyle, mais je pense que ça dit quelque chose de plus profond sur notre besoin de relationnel incarné, de rituel, de micro-communautés. Une manière de réinvestir le sensible, au moment où tout devient abstrait et scalable :)
Intéressant ! Pourquoi ne pas imaginer que l’IA devienne une arme anti-réseaux sociaux 😂 (dans le meilleur des cas) . Une conséquence inattendue mais finalement positive.
Pour les images c'est une chose mais est-ce que tu connais suno ai ? (au delà du brouillon, c'est toute notre intériorité que l'on peut mettre en ligne...)
Oui, je connais Suno. Mais il me semble qu'ils n'ont pas spécifiquement d'interface sociale ? Cela étant, oui, la logique reste la même partout. Je pense que les IA génératives sont une sorte d'infrastructure cognitive. Avec ses opportunités... et ses menaces ...
Ils ont tout un réseau social accessible gratuitement ... et déjà bien développé ! (il faut juste créer un compte par contre). Leur réseau social fonctionne sur la participation entre créateurs (likes, commentaires, abonnements à d'autres comptes, etc.). Au plus on participe, au plus on obtient des retours et au plus le site met en avant nos sons générés. Perso, cette IA m'apporte un changement radical : je n'écoute quasi plus aucun titre de musique "tout public" mais mes compositions ou celles des autres (sachant que je n'y connais rien dans le domaine).
Quant aux menaces... ils sont en procès je crois étant donné la facilité déconcertante avec laquelle on peut faire ces générations...
😁 et en parlant de procès, un article vient de tomber à ce sujet :
"Une fausse chanson générée par IA, imitant la voix du chanteur country Blanco Brown, a récemment atteint la première place du classement Billboard sans son consentement. Ce type d'incident illustre la capacité de production massive de plateformes comme Suno, qui génèrent désormais 7 millions de titres par jour (de quoi recréer le catalogue entier de Spotify toutes les deux semaines), et a poussé l'industrie à réagir.
Plutôt que de continuer les procès, Warner Music a opéré un revirement complet en annulant ses poursuites contre Suno pour signer un partenariat. L'idée est de passer à un modèle sous licence : les artistes pourront accepter que leur musique entraîne l'IA et toucheront une rémunération lorsque des utilisateurs créeront des morceaux basés sur leur style."
Cela me fait penser que dans IA le A veut dire Artificielle et sa racine n’est autre qu’Artifice…une Intelligence de l’Artifice en somme…littéralement ! Pas étonnant alors que mon artifice et mon imaginaire soit recherché comme vecteur de viralité.
Et le retour à la connexion humaine, au cœur du modèle de WaoW est salvateur et presque vital désormais pour développer la contre-attaque : l’Intelligence Artisanale, au cœur de notre « habit cognitif » véritable référentiel commun de la vérité et transmission du permis de conduire de vie durable.
Hâte de le viraliser et de le partager avec toi. 🚀🌈🌎🍀
Votre post m’inspire une réflexion en lien avec le Neuromancien ; quand le héros de Gibson se faufile par la pensée branchée aux machines à travers un network de jeux neuronaux en silice se projetant lui-même, lui et son brouillon numérique, dans des espaces qu’il apprend à maîtriser à force de voyage à travers la matrice.
Ah oui, excellente remarque, je n’avais pas fait le rapprochement.
Vous avez raison : comme Case dans le Neuromancien, nous apprenons à circuler dans des espaces façonnés par la technique. Mais avec une nuance importante : chez Gibson, la matrice est un territoire extérieur, déjà construit, dans lequel on s’introduit.
Avec l’IA actuelle, c’est presque l’inverse : le système se recompose en permanence à partir de ce que nous lui donnons. Ce n’est plus un monde stable dans lequel on entre, mais un prisme dynamique qui transforme nos imaginaires au fur et à mesure qu’on l’utilise !
Votre réponse m’amène à positionner Case différemment : est-ce que, quand il ajuste son masque, il pénètre une matrice extérieure ou bien plonge-t-il dans son inconscient qui s’ajuste en fonction du moment et de la géographie (ie. le lieu où se situe Case quand il s’équipe) ?
Comme toujours un article si agréable à lire et qui met le doigt sur une nouvelle étape franchie qui passe inaperçue… je m’interroge sur votre choix d’avoir voulu terminer sur une note optimiste, et pas évoqué les conséquences auxquelles on pense spontanément d’exploitation de ces nouvelles données toujours plus intimes presque ?
La société a déjà traversé plusieurs vagues d’exposition de l’intime et trouvé des moyens - plus ou moins efficaces - d’y faire face (opt-in, réglages de visibilité,etc.).
Mais la vraie question que je me pose, c’est que dans les grands basculements, nous avons souvent un biais : celui d’appliquer les cadres d’hier. Les deepfakes en sont un bon exemple : notre première réponse consiste à vouloir certifier chaque contenu.
Or cela suppose que la confiance de demain fonctionnera comme celle d’hier, alors qu’un changement de cette ampleur peut aussi transformer le cadre lui-même.
Le mot qui m’inspire depuis quelques semaines : de-platforming!
Je suis passé de FOMO
À JOMO… joy of missing out
Et finalement à NGAFA
Non, pas NVidia-Google-Amazon-Facebook-Apple
NGAFA
Not
Giving
A
Fuck
Anymore
Je reviens aux infolettres, aux communautés virtuelle réduites, aux happy hours restreints, au 5-7 Speakeasy.
Ah oui et aux typos! Volontaires ou non!!!
Juste retour à la normale au lieu de l’anormal des réseaux Sociaux.
Merci Marie encore une fois. Te lire est un vent de fraîcheur!
Merci, François ! Ton NGAFA me fait penser à un autre mouvement que j’observe : l’explosion des coffee shops. On pourrait croire que ce n’est qu’une tendance lifestyle, mais je pense que ça dit quelque chose de plus profond sur notre besoin de relationnel incarné, de rituel, de micro-communautés. Une manière de réinvestir le sensible, au moment où tout devient abstrait et scalable :)
En effet ! On sent de plus en plus ce besoin de reconnecter "en vrai"!
Intéressant ! Pourquoi ne pas imaginer que l’IA devienne une arme anti-réseaux sociaux 😂 (dans le meilleur des cas) . Une conséquence inattendue mais finalement positive.
Pour les images c'est une chose mais est-ce que tu connais suno ai ? (au delà du brouillon, c'est toute notre intériorité que l'on peut mettre en ligne...)
Oui, je connais Suno. Mais il me semble qu'ils n'ont pas spécifiquement d'interface sociale ? Cela étant, oui, la logique reste la même partout. Je pense que les IA génératives sont une sorte d'infrastructure cognitive. Avec ses opportunités... et ses menaces ...
Ils ont tout un réseau social accessible gratuitement ... et déjà bien développé ! (il faut juste créer un compte par contre). Leur réseau social fonctionne sur la participation entre créateurs (likes, commentaires, abonnements à d'autres comptes, etc.). Au plus on participe, au plus on obtient des retours et au plus le site met en avant nos sons générés. Perso, cette IA m'apporte un changement radical : je n'écoute quasi plus aucun titre de musique "tout public" mais mes compositions ou celles des autres (sachant que je n'y connais rien dans le domaine).
Quant aux menaces... ils sont en procès je crois étant donné la facilité déconcertante avec laquelle on peut faire ces générations...
Ils sont tous en procès d’une manière ou d’une autre 😅
Je vais m’inscrire ! Merci :)
😁 et en parlant de procès, un article vient de tomber à ce sujet :
"Une fausse chanson générée par IA, imitant la voix du chanteur country Blanco Brown, a récemment atteint la première place du classement Billboard sans son consentement. Ce type d'incident illustre la capacité de production massive de plateformes comme Suno, qui génèrent désormais 7 millions de titres par jour (de quoi recréer le catalogue entier de Spotify toutes les deux semaines), et a poussé l'industrie à réagir.
Plutôt que de continuer les procès, Warner Music a opéré un revirement complet en annulant ses poursuites contre Suno pour signer un partenariat. L'idée est de passer à un modèle sous licence : les artistes pourront accepter que leur musique entraîne l'IA et toucheront une rémunération lorsque des utilisateurs créeront des morceaux basés sur leur style."
« Nudité cognitive »….j’adore !
Merci Marie pour l’invention.
Cela me fait penser que dans IA le A veut dire Artificielle et sa racine n’est autre qu’Artifice…une Intelligence de l’Artifice en somme…littéralement ! Pas étonnant alors que mon artifice et mon imaginaire soit recherché comme vecteur de viralité.
Et le retour à la connexion humaine, au cœur du modèle de WaoW est salvateur et presque vital désormais pour développer la contre-attaque : l’Intelligence Artisanale, au cœur de notre « habit cognitif » véritable référentiel commun de la vérité et transmission du permis de conduire de vie durable.
Hâte de le viraliser et de le partager avec toi. 🚀🌈🌎🍀
Votre post m’inspire une réflexion en lien avec le Neuromancien ; quand le héros de Gibson se faufile par la pensée branchée aux machines à travers un network de jeux neuronaux en silice se projetant lui-même, lui et son brouillon numérique, dans des espaces qu’il apprend à maîtriser à force de voyage à travers la matrice.
Ah oui, excellente remarque, je n’avais pas fait le rapprochement.
Vous avez raison : comme Case dans le Neuromancien, nous apprenons à circuler dans des espaces façonnés par la technique. Mais avec une nuance importante : chez Gibson, la matrice est un territoire extérieur, déjà construit, dans lequel on s’introduit.
Avec l’IA actuelle, c’est presque l’inverse : le système se recompose en permanence à partir de ce que nous lui donnons. Ce n’est plus un monde stable dans lequel on entre, mais un prisme dynamique qui transforme nos imaginaires au fur et à mesure qu’on l’utilise !
Votre réponse m’amène à positionner Case différemment : est-ce que, quand il ajuste son masque, il pénètre une matrice extérieure ou bien plonge-t-il dans son inconscient qui s’ajuste en fonction du moment et de la géographie (ie. le lieu où se situe Case quand il s’équipe) ?
Intéressant :) Je l’ai lu il y a longtemps ; ce serait sans doute intéressant de le relire à la lumière du monde actuel !
Et il faudrait aussi lire les suivants dont Mona Lisa Délire qui viennent tous d’être retraduit.
Merci Marie pour cette analyse pertinente. Cet article est très intéressant et très bien écrit .
Merci Edwige !
Comme toujours un article si agréable à lire et qui met le doigt sur une nouvelle étape franchie qui passe inaperçue… je m’interroge sur votre choix d’avoir voulu terminer sur une note optimiste, et pas évoqué les conséquences auxquelles on pense spontanément d’exploitation de ces nouvelles données toujours plus intimes presque ?
Je me posais la même question, l’accès à l’intime et son exposition…et aura t on le choix de laisser ouvert ou de le garder pour soi ?
La société a déjà traversé plusieurs vagues d’exposition de l’intime et trouvé des moyens - plus ou moins efficaces - d’y faire face (opt-in, réglages de visibilité,etc.).
Mais la vraie question que je me pose, c’est que dans les grands basculements, nous avons souvent un biais : celui d’appliquer les cadres d’hier. Les deepfakes en sont un bon exemple : notre première réponse consiste à vouloir certifier chaque contenu.
Or cela suppose que la confiance de demain fonctionnera comme celle d’hier, alors qu’un changement de cette ampleur peut aussi transformer le cadre lui-même.
Article très intéressant, au point de vue pertinent. Merci Marie